Masquage – Logison

Le masquage de sons est une approche qui existe depuis plus de 40 ans en Amérique du Nord, et a été implanté depuis 26 ans en Europe. Mais, du fait d’expériences malheureuses dues à des systèmes de basse qualité et peu adaptés à l’environnement de travail européen, le masquage a plutôt mauvaise réputation chez nous. Les rubriques ci-dessous vous permettront de comprendre le fonctionnement d’un système de masquage, et ce qu’il peut apporter s’il correspond aux spécificités recommandées.

Comment fonctionne le masquage de sons ? Y a-t-il des risques pour la santé ? Quels sont les types de systèmes existant actuellement sur le marché ?

Comment fonctionne un système de masquage de sons ?

Le principe du masquage de sons n’est pas « d’aspirer » les bruits ambiants mais bien de les rendre moins perceptibles à l’oreille, en diminuant leur dynamique. Il en résulte une impression de calme favorisant une grande concentration, voire la confidentialité la plus totale.

Tous les jours, vous expérimentez le principe du masquage : fontaine ou jet d’eau, vagues à la mer…
Comme représenté par l’animation ci-dessous, le principe du masquage de sons consiste à diffuser un spectre acoustique non-signifiant dans l’espace à traiter, à un niveau semblable au niveau qui y règne. Le paysage acoustique de l’espace devient alors continu, semble plus feutré ; tout bruit de niveau plus faible sera noyé dans le spectre de diffusion.

Il faut bien comprendre qu’on n’ajoute pas d’énergie sonore supplémentaire, mais qu’on la stabilise en remplissant les « creux » du paysage acoustique. Comme le spectre émis ne contient pas d’information particulière, il est très vite oublié par le cerveau, qui ne se rend pas compte de sa présence.

Y a-t-il des risques pour la santé des personnes en présence d’un système de masquage ?

De nombreuses personnes imaginent que l’installation d’un tel système amène des risques pour leur santé. A la suite d’une présence sur le marché nord-américain de plus de 40 ans, aucune étude scientifique n’a pu établir la moindre relation entre un problème de santé et le masquage.

Ceci s’explique très facilement :
– les niveaux sonores utilisés sont très bas
– le spectre diffusé est non-signifiant
– le réglage doit être fait de manière à ne pas pouvoir identifier la position des diffuseurs

A l’opposé, les études concluent généralement à un effet bénéfique sur la santé des personnes en présence d’un masquage sonore. En effet, de tels systèmes, s’ils sont de bonne qualité et correctement réglés, diminuent le stress de manière sensible, par l’installation d’une ambiance de travail plus sereine.

Quels sont les différents systèmes de masquage sur le marché ?

Trois types de systèmes existent : les systèmes centralisés, et les systèmes décentralisés analogiques et digitaux.
Les trois animations ci-dessous présentent les particularités de réglage de chacun de ces trois types.

Appuyez sur le bouton en bas à droite de chacune pour lancer l’animation, puis pour visiter d’autres espaces (bureau fermé, salle de réunion).
Premièrement, le système centralisé.

Un générateur unique est relié à tous les haut-parleurs, et un seul réglage est possible.
On peut donc obtenir un spectre parfaitement réglé en un point de l’espace, mais tous les autres endroits couverts n’obtiendront qu’un réglage médiocre voire mauvais.

N’importe quel système de masquage ne conviendra pas à un environnement de travail européen. En effet, d’importantes différences existent par rapport à l’Amérique du Nord, ce qui entraîne la nécessité de spécifications différentes.

Quelles sont les spécificités d’un système de masquage de sons en Europe ?

Il est évident qu’un système de masquage ne pourra pas avoir les mêmes spécifications en Europe et en Amérique du Nord, puisque les environnements et les philosophies de travail sont très différents.

Pour répondre aux besoins du personnel européen, certaines qualités sont requises :

• le système doit être réglable individuellement, en fréquence et en niveau
• les réglages doivent pouvoir se faire en 1/3 d’octave, sur une large bande de fréquences
• chaque unité doit diffuser un signal indépendant des autres, les systèmes centralisés sont donc à rejeter
• le spectre diffusé doit être complètement aléatoire, les séquences sont proscrites
• le niveau global doit pouvoir varier au gré de la fréquentation des espaces de travail
• les unités ne peuvent pas être localisées à l’oreille, ce qui implique une uniformité parfaite du masquage

Un historique du masquage de sons.

Le phénomène du masquage a été étudié par les scientifique des les années 60. Quelques entreprises nord-américaines ont rapidement exploité ces recherches pour appliquer le principe aux bureaux paysagers. Malheureusement, des systèmes de très basse qualité ont été commercialisés ; l’image du masquage en a beaucoup souffert.

Alors que le principe du masquage est connu et populaire aux Etats-Unis et au Canada, il reste encore confidentiel en Europe. La plupart des essais de commercialisation sur notre continent se sont soldés par des échecs, car le marché européen a besoin d’une approche plus scientifique et réfléchie.

Dans ce contexte difficile, Environment Acoustics a décidé d’importer un système de masquage convenant aux attentes européennes, et de former une équipe professionnelle pour l’installer.

Présentation du réseau acoustique LogiSon.
Nous pensons que ce système de masquage répond parfaitement à la demande européenne.

Le LogiSon est né pour répondre à une attente des clients et des installateurs du masquage : le passage à une technologie digitale. En effet, une telle technologie permet d’offrir des performances bien supérieures à tout ce qui existe actuellement sur le marché.

Le réglage du spectre de masquage de manière locale et avec une finesse descendant jusqu’au tiers d’octave, l’adaptation des niveaux par zone en fonction d’une grille horaire et d’un calendrier annuel, permettant d’ajuster au mieux la protection à l’environnement et au niveau d’activité. Ces nouvelles fonctions entraînent une plus grande discrétion du masquage et une plus grande efficacité.

Après le placement physique des unités, il ne faut plus y accéder puisque tout est piloté à distance.
Par extension, un système de masquage de sons digital tel que le LogiSon peut également assurer les fonctions de messagerie et de diffusion de musique.
Pour de plus amples informations, veuillez nous contacter ou visiter le site du fabricant LogiSon en Europe www.logison.eu.

Une confusion est souvent faite entre le masquage de sons et l’antibruit actif.
Ce sont pourtant deux technologies tout à fait différentes, ne s’adaptant pas du tout aux mêmes secteurs.

Une confusion est souvent faite entre le masquage de sons et l’antibruit actif. Ce sont pourtant deux technologies tout à fait différentes, ne s’adaptant pas du tout aux mêmes secteurs.

Il nous arrive souvent de devoir expliquer à nos clients la différence essentielle entre le masquage de sons et l’anti-bruit actif. Ces technologies sont tout à fait différentes et ne peuvent s’appliquer aux mêmes problèmes.
Le principe du masquage consiste à noyer les bruits gênants dans un spectre ambiant, alors que l’anti-bruit actif consiste à annihiler des bruits par interférences destructives. Le principe de l’anti-bruit actif n’est malheureusement pas applicable dans un espace de travail, et voici pourquoi :
l’anti-bruit actif n’est pleinement efficace qu’en un seul point, et l’effet de diminution de l’amplitude de l’onde sonore ne se marque que dans certaines zones,

  • par contre, un effet de renforcement de l’onde sonore se marque dans d’autres zones. Cela signifie que le niveau sonore est plus élevé avec le système de l’anti-bruit actif que sans,
  • les endroits où se situent les minima et maxima du niveau sonore sont assez rapprochés, ce qui pose problème lors d’un déplacement des oreilles,
  • il faut un système d’analyse des signaux extrêmement rapide pour mettre en œuvre la théorie de l’anti-bruit actif, ce qui fait apparaître des problèmes dans les fréquences aigues.
  • On peut conclure de ces restrictions que l’anti-bruit actif n’est pas applicable au domaine des bureaux, mais qu’il convient par contre parfaitement à certaines situations, lorsque les oreilles des utilisateurs ne se déplacent pas plus de quelques centimètres : dans l’automobile ou l’aviation, par exemple.